- no.17 - Juillet 1999 -


Table of Contents

Edito
L'étude SPFA 1999 est parue
Production
Institutions
Nouvelle donne dans les relations franco-allemandes
Diffusion
Lu-vu-entendu
Longs métrages
Agenda





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Après dix à quinze années où les producteurs ont cherché à maîtriser une chaîne de fabrication lourde et géographiquement éclatée, la création est aujourd'hui au premier plan des préoccupations de la plupart des acteurs du secteur. Ce n'est pas un hasard si le rapprochement du Festival et du Marché à Annecy a trouvé -très récemment- toute sa légitimité dans la rencontre de leurs professionnels, pour en faire un véritable rendez-vous de la création et un lieu privilégié pour le développement de projets.

Depuis toujours, les producteurs français ont puisé dans le vivier de la bande dessinée et de la littérature enfantine. On peut estimer que les trois quarts de la production française sont aujourd'hui issus de ces deux secteurs. Pour les producteurs dotés de peu de fonds propres et qui ont donc des moyens limités à investir dans le développement, ils constituent de formidables laboratoires de recherche aussi bien au niveau du contenu que du graphisme. Dans les années à venir, les relations entre le monde de la bande dessinée et celui de l'animation devraient prendre une nouvelle dimension avec le recours plus systématique aux auteurs et illustrateurs de BD pour créer des concepts originaux.

Parallèlement, les diffuseurs ont été jusqu'ici très demandeurs des adaptations d'oeuvres qui bénéficiaient déjà d'une certaine notoriété. Aujourd'hui la demande évolue et ils semblent prêts à prendre des risques et à se positionner sur des projets différents. France 3 réclame publiquement une plus grande créativité à ses producteurs et les chaînes s'impliquent davantage sur l'artistique.

Si l'animation est restée aussi longtemps dépendante de notoriétés extérieures, c'est aussi en grande partie à cause de la faiblesse du marché du court métrage, qui permet d'initier des personnages et des histoires et de déceler des talents, pour, le cas échéant, transformer l'essai en série ou en long métrage. Mais il n'y a pas d'économie du court métrage d'animation aujourd'hui en France. Folimage est la seule société de production a avoir une véritable politique dans ce domaine, avec la Résidence. Quelques rares producteurs interviennent au coup par coup, en fonction des opportunités, des rencontres ou des coups de coeur. Certains y trouvent un moyen de pénétrer le marché. Aucun studio d'envergure n'investit dans ce programme, les possibilités de diffusion étant limitées à Canal + et Arte.

L'avenir du court-métrage, c'est peut-être le Web. Cartoon Network Online a récemment lancé «World Premiere Toons», une série de courts métrages en Shockwave/Flash Interactive, sous le titre «Cartoons you click on». Le programme a généré tant d'intérêt que certains personnages comme Pink Donkey pourrait faire l'objet d'une déclinaison TV. En France, plusieurs sociétés tentent déjà l'aventure et expériment le métier de Web producteur.

L'étude SPFA 1999 est parue

Pour la quatrième fois depuis 1993, le SPFA a mis en oeuvre une étude pour décrire et analyser les grandes tendances de son marché. Réalisée par Stéphane Le Bars, avec le soutien du CNC et de la Procirep, «Animation française, un marché en mutation» permet de suivre l'évolution de l'industrie de l'animation en France, et de présenter en détail ses structures et ses partenaires (410 pages - prix public 700 Frs TTC).


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La lettre bimestrielle du Syndicat des producteurs de films d'animation

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Rédaction : Alexandra Tholance, Delphine Perl, Stéphane Le Bars