- no.17 - Mai 1999 - SPECIAL MIFA -


Table of Contents

Edito
Le nouveau Conseil d'Administration du SPFA
Production
Institutions
Focus
Diffusion
Lu-vu-entendu
Annecy 99
Agenda


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Le SPFA a été fondé pour défendre la création française et les emplois en développant un véritable outil industriel. Plus que jamais ces deux défis sont à l'ordre du jour. En une quinzaine d'années, le chemin parcouru est colossal et la production française se caractérise par :

• un talent créatif. On peut parler de "French Touch" comme dans la BD, le jeu video ou l'image de synthèse. Les programmes réalisés démontrent la diversité et la qualité de l'animation française.
• un savoir-faire industriel. Les producteurs français sont capables de fabriquer un volume de séries TV de plus en plus important avec un niveau qualitatif croissant, le tout dans des délais plus compétitifs.
• des capacités de financements. Contrairement à d'autres marchés fragilisés par le retrait des chaînes hertziennes, le marché français bénéficie d'une réelle stabilité financière et constitue, à travers ses diffuseurs et le compte de soutien, un poids considérable sur l'échiquier international.
• un volume de production en forte croissance. En 1998, il a atteint des sommets avec 375 heures. Le catalogue constitué depuis le début des années 80 représente l'équivalent de 270 séries de 26x26 minutes.
• une part de marché confirmée. Ce catalogue a permis aux producteurs français de devenir les premiers fournisseurs des diffuseurs hertziens depuis 1996, avec une part de marché de 39% devant les Etats-Unis (36%). Les programmes japonais ont presque totalement disparu.
• des programmes à succès. Les français ont démontré leur capacité à réussir d'excellents scores, dès lors qu'ils sont diffusés dans les plus gros carrefours d'audience.
• une présence significative à l'export. L'animation représente le genre majeur des exportations françaises. Elle est présente sur tous les marchés et diffusée sur les antennes les plus prestigieuses, y compris aux Etats-Unis.
• de nouveaux marchés de diversification. Les programmes ado/adultes et famille explosent à l'échelle internationale et le long métrage d'animation offre, dans le sillage de "Kirikou", des débuts prometteurs.

Néanmoins, on peut craindre que l'industrie française ne soit pas, au final, la principale bénéficiaire de ces acquis. Des voyants rouges s'allument un peu partout et nécessitent une prise de conscience collective des risques encourus :
• les investissements des diffuseurs ne suivent pas l'évolution de leurs exigences qualitatives, alors que le gel des droits entrave une libre circulation des programmes, sur les chaînes thématiques notamment.
les pressions exercées par les cablo-opérateurs auprès de celles-ci pourraient remettre en question leur toute nouvelle capacité à financer la production.
• sur un marché international contrôlé par des distributeurs dotés de capitaux propres importants et de structures de ventes performantes, les producteurs français manquent d'assise financière et se retrouvent de plus en plus souvent dans des tours de table déséquilibrés, favorisant la recredudescence de productions minoritaires.
• le secteur de la prestation est mis en danger par la fuite accélérée du travail au Canada, soutenu par son système de crédit d'impôt.

Si l'on veut que la production français conserve sa place, il est urgent de créer des outils financiers pour faire face à ces mutations. L'une des conséquences les plus graves serait que l'industrie de l'animation ne tienne pas les promesses d'emplois qu'elle a pu susciter avec son essor.


Le nouveau Conseil d'Administration du SPFA

Présidé par Christian Davin (Alphanim), le Bureau est constitué de quatre vice-présidents : Dominique Boischot (Les Films de la Perrine), Didier Brunner (Les Armateurs), Gaspard de Chavagnac (Marina/Millésime), Roch Lener (Millimages) et une trésorière, Dora Benousilio (Les Films de l'Arlequin). Les membres du Conseil sont : Rémy Burah (Haut et Court), Vincent Chalvon (Marathon), Patrick Eveno (Folimage), Jean-Paul Gaspari (Praxinos), Giovanna Milano (France Animation), Odile Limousin (Storimages) et Jacques Peyrache (XD Productions).


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La lettre bimestrielle du Syndicat des producteurs de films d'animation

137, rue d'Alésia, 75014 Paris
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Rédaction : Alexandra Tholance, Delphine Perl, Stéphane Le Bars