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- no.15 - Mars 1999 -
Table of Contents
Edito
Mesures de soutien à la production
Production
Institutions
France 3 Jeunesse élargit sa diffusion et ses cibles...
Diffusion
Lu-vu-entendu
Formation
Agenda
Edito
La France, premier producteur européen d'animation, pionnière dans les nouvelles technologies, saura-t-elle transformer l'essai glorieux des années 90 ? Sur un marché très concurrentiel à l'international, plus fragmenté, où il faut produire avec moins d'argent, quels rôles doit développer ou conserver le producteur d'animation ? Financier, créateur, fabricant, distributeur ? Est-il possible (et viable) de cumuler toutes les compétences requises ? Qu'en est-il des promesses industrielles espérées par certains et des perspectives de croissance liées aux nouvelles technologies ?
Après avoir tenté d'intégrer à leur structure une unité de fabrication, la plupart des producteurs se sont finalement recentrés sur leur métier premier, en prenant en compte une demande de créativité de plus en plus plus forte : vendre une bonne idée à l'international, la mener à terme et savoir évaluer les perspectives réelles de recettes. Dans le même temps se sont créés des studios dédiés à la prestation, souvent initiés par des professionnels ou des entreprises de service habitués aux notions de productivité, de recherche et développement, de veille technologique, et de rapide requalification des personnels. Déjà présent en Belgique, au Luxembourg, en France, en Corée, au Canada, et aujourd'hui au Portugal, Neurones vient de se porter au secours de Fantôme, pour reprendre et poursuivre les projets en cours de Georges Lacroix, avec lequel ils avaient coproduit Insektors, dans le cadre du regroupement de studio CENI. Dans son sillage, un an après la reprise de l'Usine à Images à Valenciennes, Cymax vient de reprendre RG Prince en Corée du Sud, s'intéresse de près à Pixibox et à Medialab, avec une stratégie industrielle destinée à contrôler le totalité de la chaine de production et à opérer une montée en bourse début 2001, tout en favorisant des synergies avec le pôle multimedia du groupe. Depuis deux ans, dans une logique globale et internationale, ces deux groupes d'origine liégeois, se sont développés sur le marché, en intégrant peu à peu toutes les activités de fabrication, mais aussi en amont et en aval la production et la distribution, investissant une partie de leurs marges en part coproducteur et en échange de mandats de distribution sur certains territoires.
Artisanat ou industrie, créativité ou productivité, l'animation française reste malgré des années d'euphorie, un secteur fragile. La maîtrise de la distribution, point faible des français est-elle finalement, à l'exemple canadien, la clé de tout profit et d'un réel développement à long terme ? Le SPFA a remis en chantier la 4ème édition de son étude biennale, «L'Animation Française : une industrie en mutation» qui tentera d'analyser les tendances actuelles. Elle sera disponible début juin, à l'occasion du MIFA.
Mesures de soutien à la production
Les Ministres des Finances, du Budget et de la Culture ont signé le décret permettant aux chaînes thématiques de s'impliquer dans des coproductions avec un apport minimum de 15%. Par ailleurs, la valeur du point 1999, déterminée par le CNC pour l'attribution des soutiens automatiques aux producteurs de TV, reste identique à celle de 1998, soit 3 650 F.
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La lettre bimestrielle du Syndicat des producteurs de films d'animation
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Rédaction : Alexandra Tholance Elodie Liénard