Pour la première fois, les cloches de Pâques ont apporté aux téléspectateurs de TF1, Canal + et M6 trois longs métrages d'animation diffusés dans l'après-midi du lundi. Une programmation jusqu'ici réservée à la période de Noël.
De l'autre côté de l'Atlantique, La Vieille Dame et les Pigeons, 26' réalisé par Sylvain Chomet (qui vient d'être engagé par les studios Disney) et produit par les Armateurs, recevait le Grand Prix du Festival &laqno;Animation Celebration» à Los Angeles...
Les bonnes fées vont-elles enfin se pencher sur le sort des courts et longs-métrages français d'animation?

En France, la production de ces formats unitaires a tout d'une &laqno;Quête du Graal».
Difficulté de financement : proportionnellement plus cher que le 26' de série , les investisseurs ont pris l'habitude de payer l'animation au kilomètre. La production de spéciaux de 26' (entre 3MF en France et 7 MF en Grande-Bretagne) n'a de sens que si elle encourage des créations de qualité.
Difficulté de programmation : en dehors des contes de Noël, les diffuseurs n'ont pas de cases spécifiques pour diffuser ces programmes, qui constituent une opportunité d'élargir l'animation à tous les publics et d'attirer des réalisateurs qui refusaient jusqu'à présent de travailler pour le &laqno;marché télévisuel».

La situation du long-métrage est encore plus précaire. En production - sorties prévues Printemps 98, Le Chateau des Singes, de Jean-François Laguionie (La Fabrique) et Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot (Les Armateurs) ont dû réunir une quinzaine de partenaires sur plusieurs pays européens pour boucler leur financement. Un éparpillement de droits préjudiciable à la rentabilité... De plus, la diffusion de longs-métrages d'animation laisse indifférent les responsables cinéma des chaînes et peu de distributeurs acceptent encore de prendre des risques sur l'animation.
La France doit-elle se résoudre à laisser le marché du long-métrage d'animation aux studios américains?

Les producteurs qui tentent l'aventure trouvent des solutions grâce à des structures artisanales et une énergie considérable.
Producteur de 3 ou 4 courts-métrages par an, Folimage expérimente avec succès depuis l'an dernier un programme de courts en salle (plus de 100 000 entrées). La seconde vague arrive en juin, afin de prolonger la courte vie télévisuelle de ces oeuvres et pallier une distribution cinématographique inexistante.
Francis Nielsen réalise actuellement en production exécutive pour Provision, Le parfum de l'invisible d'après Manara, un 70' pour la télévision (Canal+/M6) financé à 100% en France pour un budget très raisonnable de 11 MF.
La Fabrique développe une collection de 6 Jules Verne, plus attractive pour les diffuseurs et l'édition video, dont la fabrication sera partagée entre les 4 studios constitutifs du groupe EVA.

Pour encourager ce mouvement, les formats unitaires, porteurs d'une plus-value artistique et culturelle que le marché commence à rechercher, doivent faire l'objet d'une politique spécifique et volontariste de la part des diffuseurs et du CNC. Un pari à prendre sur l'avenir ?


SPFA : le nouveau Conseil d'Administration

 Président

Christian Davin (Alphanim)

Vice-Présidente chargée des questions sociales

Marcelle Ponti (a.a.a.)

Vice-Présidents

Dominique Boischot (Les Films de la Perrine); Gilbert Hus (Project Images Films); Stéphane Singier (Z.A. Production)

Secrétaire Général

Didier Brunner (Les Armateurs)

Trésorière

Marcelle Ponti (a.a.a.)

Administrateurs

Philippe Baudart (Fantôme); Dora Benousilio (Les films de l'Alrlequin); Vincent Chalvon (Saban International Paris); Gaspard de Chavagnac (Millésime Productions); Claude de St Vincent (Dargaud Films); Jacques Peyrache (Medialab)

 

Déléguée Générale

Alexandra Tholance


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