ANIMATION WORLD MAGAZINE - ISSUE 3.11 - February 1999
En Hommage à Jean-Luc Xiberras
Textes, dessins et images compilés par Annick Teninge et Georges Lacroix
Jean-Luc Xiberras, maître d'oeuvre du prestigieux Festival International du Film d'Animation d'Annecy nous a quittés le 26 décembre 1998. Nous avons souhaité lui rendre hommage en publiant les témoignages recueillis auprès de ses amis et collègues.
Respectueusement,
Annick Teninge, Ron Diamond, Dan Sarto, Heather Kenyon.
Animation World Network
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Les personnes suivantes ont apporté leur contribution à cet hommage à Jean-Luc:
Annick Teninge
Gérald Dupeyrot
Christian Davin
Jacques-Rémy Girerd
Frédéric Back
Phillipe Moins
Luca Raffaelli
Alexandra Tholance
Bernard Lajoie
Phillipe Dana
Canal +
Pierre Jacquier
L'Equipe du Festival
Hubert Tison
Bruno Edera
Marie-Noëlle Provent
Louisette Neil
Alexander Petrov
Françoise Maupin
Le Festival d'Annecy
Gilbert Hus
Georges Lacroix
Alain Séraphine
Saeid Bidokhi
Jean-Pierre Quenet
Jean-Luc Xiberras et Saeid Bidokhi, Saba Co. Crédit Saeid Bidokhi. Mr. Xiberras était un homme généreux et attentionné. Je l'ai rencontré en 1995 à Isfahan, en Iran. J'ai eu des réunions avec lui en 1997 et 1998 lors du festival d'Annecy. Lors de notre dernière réunion, le 31 mai 1998, dans son bureau au festival, je lui avais présenté notre nouvelle société et lui avait expliqué comment, en seulement trois ans, nous avions lancé la production de 35 projets d'animation. Il était surpris, et m'avait dit qu'il nous soutiendrait dans toute la mesure de ses moyens. Son enthousiasme m'avait fortement encouragé, ainsi que mes collègues. Nous l'avions invité à venir visiter notre entreprise et notre pays en février, date anniversaire de notre révolution. Mais malheureusement...
Saeid Bidokhti
Saba Co.
Extrait d'un poème d'Alfred de Vigny envoyé par Jean-Pierre Quenet
A Jean-Luc,
La Mort Du Loup
"Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous, débile que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez, sublimes animaux !
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
Ah ! je t'ai bien compris , sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur !
Il disait : "Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de Stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
puis après, comme moi, Souffre et meurs sans parler."