CNC un programme de soutien complet

Valie Rivoallon prente le Centre National de la Cinatographie (CNC), et oque les nombreuses possibilit de financement (y compris les subventions) que le CNC met a disposition des entreprises franises.

rivoalloncnc01a.gif Le Festival National du Film d'Animation d'Auch 1999 a été subventionné par le CNC. Poster design: Lorenzo Mattotti. rivoalloncnc01.jpg Le Grand Prix du Festival d'Auch `99,La bouche cousue par Jean-Luc Greco et Catherine Buffat, a été réalisé à Folimage, avec le soutien du CNC. © et crédit Folimage.

Le Centre National de la Cinématographie a été créé en France en 1946. Placé sous la tutelle du Ministère de la Culture, ses objectifs premiers sont le soutien économique, la promotion et la diffusion du cinéma et de l'audiovisuel ainsi que la formation initiale et continue de ses professionnels. [NDLR: Il est intéressant de noter qu'une des sources de financement du CNC provient directement des recettes des salles. Ainsi, les spectateurs contribuent directement au financement de la production cinématographique française] Au même titre que la fiction ou le documentaire, l'animation bénéficie de ses différentes actions réparties suivant la nature du programme : cinématographique, télévisuelle ou multimédia. Les financements sont essentiellement de deux types : les aides sélectives, attribuées après examen par une commission, et les aides automatiques, attribuées à toute entreprise répondant aux critères de financement.

Pour ce qui est de la production cinématographique, les services de l'action culturelle et des aides sélectives se répartissent la gestion des sommes allouées distinctement au long ou au court métrage. En ce qui concerne les premiers, on dénombre deux types de soutien : au développement, tout d'abord par l'intermédiaire d'une aide remboursable investie dans les différentes phases d'écriture à savoir option ou achat de droits d'adaptation, recherches et documentation, scénario ou conception de bible graphique, puis à la production avec les avances sur recettes avant ou après réalisation.

Pour les seconds, d'une durée inférieure à une heure, l'aide avant réalisation prend la forme d'une contribution financière versée après examination d'un dossier par deux commissions. Ceux-ci sont tout d'abord soumis à un comité de lecture réunissant cinq professionnels de l'animation (réalisateurs, producteurs, enseignants, journalistes ...) puis rejoignent les scénarios de fiction ou de documentaire pour paraitre devant une assemblée élargie où siégent professionnels et représentants des télévisions. Il existe également une prime à la qualité attribuée aux films détenteurs d'un agrément de diffusion et d'une autorisation de production.

En 1998, les projets de Manuel Otero (Le mystère de fertile valley) et de Jacques-Rémy Girerd (La prophétie des grenouilles) ont bénéficié de l'aide au développement pour le long métrage, celui de Sylvain Chomet (Les triplettes de Belleville) a obtenu une promesse d'avance tandis que six courts métrages ont reçu l'aide sélective et deux la prime à la qualité (étant donné un maxima de 60 attributions annuelles pour l'ensemble des films courts).

La prophécie des grenouilles, de Jacques-Rémy Girerd, un autre film réalisé à Folimage, avec le soutien du CNC. © et crédit Folimage.

Afin d'encourager la création, la Direction de l'Action Culturelle et Territoriale a également apporté son soutien à deux projets qui ont aujourd'hui prouvé leur efficacité.

Le Centre de la Première Oeuvre (CPO) est ainsi géré conjointement par le CNC et la Chambre du Commerce et de l'Industrie de Paris via l'Ecole des Métiers de l'Image du CFT Gobelins. Il accueille les projets de jeunes auteurs désireux d'utiliser les techniques de l'animation pour réaliser un film de courte durée. Après acceptation du devis prévisionnel à prix coûtant, la réalisation est supervisée par un responsable désigné par l'école qui fait office de directeur de production et de conseiller technique.

La Résidence d'artistes organisée à l'initiative du studio d'animation Folimage sis à Valence s'adresse, quant à elle, aux réalisateurs européens. Celle-ci permet chaque année à deux personnes d'être accueuillies dans les meilleures conditions (logées et rémunérées) pour une durée maximale de six mois afin de réaliser un projet personnel. Les réalisateurs français jusque là étaient exclus de la sélection, cette donnée sera caduque à partir de la session 2000.

Fraîchement ouverte, l'Ecole de la Poudrière également émanente de ce studio jouit également du financement de ce service tandis que d'autres mesures sont aujourd'hui à l'étude pour accompagner la mise en place de projets autour de l'écriture mais aussi du multimédia.

Des séries de format classique ou original Les aides aux productions télévisuelles tous genres confondus, sont gérées au travers du Compte de Soutien à l'Industrie de Programmes audiovisuels (COSIP). Créé en 1986, il est alimenté par une taxe levée sur les abonnements et les recettes publicitaires des chaînes privées, et le produit de la redevance et des recettes publicitaires des chaînes publiques. Les apports du COSIP se divisent en trois : les aides automatiques, les avances sur aides automatiques et les aides sélectives.

Les aides automatiques concernent les producteurs ayant déjà produit et diffusé des oeuvres d'une durée supérieure à 5 heures sur les chaînes de télévision françaises. Leur montant dépend de la durée de l'oeuvre et des sommes investies à la minute. Elles peuvent être utilisées dans la production ou la préparation d'un nouveau projet dans un délai obligatoire de deux ans.

Les avances sur aides automatiques s'adressent aux producteurs qui ne détiennent pas de compte de soutien, lors d'une première production, par exemple. Celles-ci sont remboursables à 50 %.

Les aides sélectives sont accordées par une commission constituées de dix membres réunissant professionnels, télévisions et représentants des autorités concernées, pour des productions d'une durée inférieure à 5 heures, spéciaux TV ou séries courtes. Elles sont par conséquent réservées aux nouvelles entreprises ou à celles à faible volume de production. Par ailleurs celles-ci ne doivent pas être contrôlées par une entreprise disposant d'un compte de soutien ni dépendre d'une chaîne de télévision.

De plus, une commission interne au CNC octroie également une aide aux pilotes dont le montant varie entre 50 et 150 000 francs.

Afin d'encourager les coproductions, le gouvernement français qui avait mis en place un accord sur l'audiovisuel avec le Canada en 1983, y a ajouté une clause spécial animation en 1985. Ce mini traité propose chaque année trois millions de francs d'aide supplémentaire sous forme d'avances remboursables. En 1998, 23 projets se sont répartis la somme. Le Service du soutien aux industries de programme suit également de près l'évolution des besoins en formation. Il est le partenaire, aux côtés des organismes sociaux et institutionnels, des écoles et centres de formation spécialisés ainsi que des entreprises. L'animation, le compositing, le layout et le storyboard sont quatre des postes prioritaires. Le montant investi annuellement avoisine souvent les deux millions de francs.

Les enjeux du numérique Les oeuvres multimédia et la vidéo disposent, elles aussi, d'une antenne spécifique. Elle est particulièrement chargée de supporter producteurs, éditeurs, constructeurs et prestataires de services afin qu'ils puissent s'adapter aux évolutions des techniques de l'image, du son et de ses supports.

F.A.E.L.L., série créée par Lyonel Kouro, produite par Dubois, avec le soutien du CNC. © Kouro-Duboi-Canal+. Crédit Canal+.

La production expérimentale et les projets de recherche et développement reçoivent, à ce titre, une attention toute particulière.

Pour la première, une subvention sélective concerne les techniques innovantes développées par les entreprises en vue de réalisation d'oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles. Celle-ci se base uniquement sur les dépenses afférant à l'utilisation et à l'expérimentation des techniques et se limite à un maximum de 20 %. Le château des singes, long métrage de Jean-François Laguionie ; les F.A.E.L. et Rolie Polie Olie, séries des sociétés Duboi et Metal Hurlant Productions ainsi que le pilote de Little big chef produit par Magic World Mystery en ont été les derniers bénéficiaires.

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